Le 20 novembre les lycéens se mobilisent !

L'éducation nationale, cible perpétuelle du gouvernement

L'école forme la France de demain. Le gouvernement devrait donc tout mettre en œuvre pour améliorer l'éducation apportée aux élèves, et nous ne parlons pas ici de la mise en place d'un lycée à deux vitesses qui aura pour seul effet de creuser les inégalités déjà existantes.

Nous, lycéens, REFUSONS :

- La semestrialisation des enseignements qui amènera les établissements à fonctionner comme les universités, où le taux d'échec en première année est de prêt de 50%

- La suppression de l'ECJS des enseignements, alors que celui-ci vise à faire de nous de vrais citoyens.

- La réduction au rang d'option de matières comme la SES ou l'histoire-géographie, alors que cela permet d'acquérir un fond de culture générale et surtout un esprit critique sur le monde qui nous entoure. En ne familiarisant pas les élèves à la société dans laquelle ils vivent et en ne leur apprenant pas à réfléchir par eux-mêmes, le gouvernement souhaite limiter les mouvements sociaux. C'est bien connu, réfléchir, c'est dangereux.

- la « suppression » du redoublement because un élève ça coûte cher, alors moins il passe de temps au lycée mieux ça sera

- L'autonomie des lycées qui instaure la concurrence entre les établissements, comme le prévoit le rapport Pochard. Cette même concurrence qui créera des inégalités entre les élèves car les bacs ne vaudront plus la même chose, suivant qu'on vient d'un lycée coté ou pas.

- Les suppressions de postes qui se font de plus en plus nombreuse (11200 en 2008, 13500 en 2009, 80000 a terme !). Comment l'école fonctionnera-t-elle ?? Les services proposés par l'école risquent encore de diminuer, et le nombre d'élève par classe va par contre lui encore augmenter !

- Ce système inégalitaire qui créera une école à deux vitesse :
Les plus pauvres devront se contenter des maigres services et enseignements que pourra encore proposer le lycée.
Les plus riches pourront se payer des cours à coté.

- La
réforme du lycée qui ne règle en rien les problèmes qui se posent au lycée et qui vise à faire des économies sur le dos de l'école alors que des milliards de dépenses sont fait dans d'autres secteurs !

Notre éducation n'a pas de prix !


C'est pour toutes ces raisons que les lycéens, ainsi que toute la communauté éducative, se mobilisent le 20 novembre pour contester toutes ces mesures qui une à une, dégradent un peu plus notre école publique et préparent le pire pour l'avenir des lycéens !


MOBILISEZ VOUS POUR VOTRE EDUCATION,
VOTRE AVENIR EST EN JEU.

________________________________________________________________________________________________

JEUDI 20 NOVEMBRE

AU RECTORAT
(station TEOR boulevard des belges)

A 14H

/!\ renseignez-vous dans vos lycées, il peut y avoir des départs organisés ! /!\
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 17:41

Grève dans le second degré : appel commun pour le 20 novembre

Grève dans le second degré : appel commun pour le 20 novembre
7 novembre 2008

Aujourd'hui, le SNES, le SNEP et le SNUEP se félicitent que ce texte ait recueilli un large accord de la plupart des organisations (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA), pour appeler à la grève le 20 novembre dans le second degré sur la base suivante :

« Alors que la rentrée 2008 s'est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l'ensemble des établissements du 2nd degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l'inquiétude des personnels. Les collèges, pourtant en augmentation démographique subiront les plus fortes suppressions d'emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité.
Alors que le parlement délibère sur la loi de finances 2009, les organisations syndicales dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l'offre de formation, en particulier dans la voie professionnelle.
A la dégradation constante et programmée des moyens d'enseignement et des conditions de travail, s'ajoutent des attaques répétées contre le paritarisme et le droit syndical. La politique du fait accompli et la marche forcée ne peuvent tenir lieu de méthode de dialogue social.
C'est parce qu'elles font du développement du système éducatif un enjeu fondamental pour l'avenir du pays et des jeunes que les organisations soussignées appellent à la grève dans les collèges, lycées et lycées professionnels le jeudi 20 novembre pour :

– Un budget 2009 à la hauteur des exigences, ce qui nécessite notamment de revenir sur les suppressions de postes prévues ;
– Une rénovation du système éducatif avec comme axe principal la réussite et l'élévation de la qualification de tous les jeunes, ce qui va de pair avec l'amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels ;
– Le maintien et le développement du paritarisme et des droits syndicaux ;
– Un véritable dialogue social sur les questions éducatives, ce qui nécessite que toute réforme prenne en compte les propositions des personnels, des parents, des élèves et de leurs organisations représentatives ce qui exclut la précipitation dans laquelle le ministère entend actuellement travailler ;
– La revalorisation de l'ensemble des personnels d'enseignement, d'éducation et d'orientation ;
– Une réforme des lycées reconnaissant les apports disciplinaires, respectant les métiers, définissant des parcours cohérents dans les 3 voies de formation pour mener davantage de jeunes au Baccalauréat, examen national garantissant l'accès à l'Université. »

(SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA)
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 17:11

Réforme des lycées: les enseignements

Réforme des lycées: les enseignements
Seconde
21H : enseignements généraux (français, LV1, LV2, maths, histoire-géo, EPS et sciences expérimentales)
remarquez que c'est la fin de l'ECJS, elle nous en apprenait surement trop sur la société...

6H : 3H x deux modules par semestres pris dans quatre familles de disciplines (humanités et arts, sciences, sciences de la société et technologies).

A noter qu'il aurait été question à un moment de supprimer la ph-ch et les svt du tronc commun et de les mettre en options. Les sciences experimentales sont revenues dans le tronc commun à la suite de la manifestation du 19 octobre. Etrange !

En ce qui concerne les SES, c'est la fin programmée pure et simple de cet enseignement. Il passe de filière avec 5-6h de cours sur l'économie ET la sociologie, à une option que l'on peut avoir maximum 3h par semaines où la sociologie disparait : et oui ça aussi c'est dangereux ça fait réfléchir !


3H : l'accompagnement personnalisé c'est-à-dire du soutien scolaire, de l'aide méthodologique, de l'aide à l'orientation, du travail interdisciplinaire : on ne sait pas par qui seront assurées ces heures, ni concrètement ce qu'il va s'y passer.

Au total, la semaine scolaire en seconde devrait donc s'étaler sur 30 heures de cours, et non 27 comme cela avait été avancé au départ. Encore un recul du ministre.

Première et Terminale

Les modules de spécialisation permettraient de "colorer" les parcours mais le lycée serait dorénavant "sans filières".

L'histoire geographie quitte le tronc commun et se retrouve au rang d'option.

Si ni l'histoire-géo ni l'éducation civique ne sont dans le tronc commun après la seconde, que deviendra la culture générale et civique des élèves ?

Les mathématiques y ont échappé de justesse.
La philo n'est plus obligatoire mais devient une option dès la première.

Encore une matière de moins qui permettait de faire réfléchir les élèves...

Que deviennent les options facultatives et les classes spéciales comme euro ou audivisielle ?? On n'en sait rien ! car c'est la fin de "l'empilement d'options" évoqué par Nicolas Sarkozy en juin 2008. Because : Trop chères...

Pas de reforme ne vise le bac pour le moment, mais vous l'aurait tous compris, c'est évidant qu'il subisse des modifications vu que personne n'aura les mêmes options. Nous craignons une arrivée de contrôle continue qui entrainerait la fin du bac nationale et accentuerait les inégalités entre les différents établissements.


Le redoublement va-t-il être supprimé ?

Officiellement non, mais "grâce" à la semestrialisation des cours on pourrait repasser des options pour se rattraper en cas d'échec, sans avoir à repiquer une année. Un élève moyen n'aurait donc pas la possibilité de redoubler. Et oui il faut le savoir, un élève ça coûte cher, alors plus vite il quitte le lycée, mieux se sera, peu importe qu'il sorte avec des lacunes restantes.

Alors plus ou moins nombreux par classe ?

Mr Darcos annonce qu'en ce moment il y aurait un professeur pour 11 élèves.
Le calcul est de tout de façon faux : à la base car il n'y a déjà pas 11 élèves pour un professeur car certains enseignants sont dit "sans classe" comme en latin et en grec, d'autres en remplacement, d'autres encore en arrêt maladie...
En fait le nombre réel tourne aujourd'hui plutôt autour de 1 professeur pour 30 élèves et encore.

En sachant l'impact que vont avoir les quelques 11.200 suppressions de postes en 2008, 13.500 en 2009, entre 16.000 et 18.000 prévues en 2010 et 2011 vous pouvez deviner par vous mêmes que ça n'ira pas en s'arrangeant ! Comment étudier le jour où nous serons 40 par classe ? En langue vivante particulièrement.

Conclusion non seulement cette réforme permet de cacher la volonté de faire des économies et de supprimer des postes mais elle permet aussi de diminuer les matières favorisant l'acquisition de culture générale, de liberté d'opinion et d'apprentissage à la reflexion sur la vie politique française.
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 16:24

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 16:53

La réforme des lycées : l'organisation de l'année

La réforme des lycées : l'organisation de l'année
Découpage en semestres et système modulaire.

Une semaine de bilan et d'orientation s'intercalerait entre les deux parties de l'année.
Elle pourrait être consacrée à des exercices, des oraux, des entretiens, etc. Si l'élève n'est pas satisfait de ses choix d'options de premier semestre, il pourrait en changer au second.

"L'année scolaire divisée en trimestres n'est pas satisfaisante. Le premier trimestre est long, lourd et fatigant alors que le troisième ne s'étale que sur deux mois – au mieux – et impose un rythme infernal aux élèves. Les bilans viennent trop tôt (en décembre) ou trop tard (en avril-mai). Il faut repenser le temps scolaire" a affirmé Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale.

A noter quand même que ce genre d'organisation (par semestre)
- créé deux longs semestres au lieu de 3 trimestres à peu près équilibrés
- est appliqué à l'université où 50% des premières années redoublent leur année

A noter que le systeme modulaire changeant en cours d'année pose plusieurs problèmes
- comment vont s'organiser les emplois du temps ?
- le "groupe classe" existera-t-il encore ?
- comment vont être évalués les enseignements ?
- quels seront les programmes ? il serait ptete temps d'y penser c'est pour dans 6 mois quand même
- comment, au second semestre, regrouper les élèves entre ceux qui découvriront le module et ceux qui le continueront ?

La nouvelle seconde est sensée arriver à la rentrée prochaine, mais personne ne sait encore concrètement comment ce sera organisé, les futurs secondes essuieraient donc les plâtres...
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 16:06

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 16:23

Suppressions, les chiffres :

Rentrée 2008 : -11200
Rentrée 2009 : -13500
À terme : -80000

> Comment faire plus avec moins ?

_ _

Comment l'école fonctionnera-t-elle ??

Les services proposés par l'école (diversité d'option ; aide aux élèves en difficulté ; aide à l'orientation...) risquent encore de diminuer, et le nombre d'élève par classe va par contre lui encore augmenter ! La politique éducative menée par le gouvernement n'est là que pour cacher les économies faites sur le dos de l'éducation. Elle ne vise pas à régler les problèmes qui se posent au lycée, mais visiblement à en rajouter !
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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 15:50